Demain (le 20 janvier 2014) j’aurai mon audience de la Commission des libérations conditionnelles pour décider de ce qu’on fera de moi. Je ne peux pas vraiment expliquer toute la situation pour l’instant mais disons que je ne sais pas trop ce qui va m’arriver. Jusqu’à maintenant je me suis toujours arrangé pour être prêt mais on a toujours changé les choses à la dernière minute. Ça devient épuisant. Alors demain je me présente là-bas, j’explique ma situation et je m’arrangerai avec ce qu’ils me diront de faire. Bien entendu ça arrive pendant que j’ai un cours très important à l’université. Espérons qu’on ne me dira pas qu’il faut que je quitte la maison de transition le lendemain matin, ça m’obligerait à manquer beaucoup de cours.

Mon agente (ALC) va être là pour expliquer quel est « mon » plan de sortie. Je dois avouer que ce plan ne me plaît pas trop. Tout serait tellement simple si j’avais un emploi. Le fait que je n’aie pas d’argent complique tout.

Ce que j’aime le moins dans tout ça est qu’il faut que je me présente au Centre fédéral de formation à 8h00. Ça veut dire qu’il faut que je parte vers 5h30 car il faut que je sois à la station de métro Cartier à 7h00. C’est sûr que retourner dans une prison ne me plaît pas non plus. Il paraîtrait qu’il est déjà arrivé que, après que quelqu’un se soit montré trop arrogant, ils aient décidé de le garder à la prison. Rien pour me rassurer. C’est probablement pour ça que les audiences se font dans une prison, pour rappeler aux gars qu’ils peuvent revenir n’importe quand. Ça doit calmer les esprits bouillants.

Souhaitez-moi bonne chance!