J’ai commencé à écrire mon histoire, tout ce qui entoure mon arrestation, mon incarcération et ce qui m’a amené là. C’est difficile car je dois parler de choses qui impliquent d’autres personnes et je ne veux pas que ça ait l’air d’un règlement de compte.

Il y a aussi qu’il y a des choses dont je ne suis pas fier, des gens qui ont abusé de certaines situations et que j’ai laissé faire. Je sais que des gens vont me juger ou penser que j’essaie de faire porter le blâme à d’autres.

Je crois que j’ai compris que, à partir de maintenant, je suis le maître de ce qui m’arrive. Si des gens ont fait des choses dont ils ne sont pas fiers, c’est leur problème. Je n’ai plus à porter le poids de leurs décisions.

Il y a une histoire enfouie en moi. Il faut qu’elle sorte. Je ne sais pas pourquoi c’est ainsi.

Il y a aussi que je n’ai jamais tout raconté de cette histoire. Lorsque les gens lisent en ligne sur moi, ils ne lisent que ce que les médias et la GRC ont décidé de publier. C’est TRÈS loin de représenter la réalité. Lorsque quelqu’un fait une recherche avec mon nom, il/elle me revient avec un filtre à travers lequel me regarder qui ne correspond pas à qui je suis.

C’est une longue histoire à chaque fois que je rencontre quelqu’un de nouveau. Et, à chaque fois, j’ai l’air de quelqu’un qui essaie de se justifier.

Je suis épuisé de cacher qui je suis. Quand tout sera public, ce sera peut-être plus difficile pour certains aspects de ma vie mais je n’aurai plus à me poser de questions sur les choses que je dois révéler et quand je dois le faire. C’est quelque chose que je trouve difficile présentement.

C’est le moment de dire que j’emmerde tous ceux qui ne veulent pas comprendre ou avoir de la sympathie pour ce que j’ai vécu.

Je ne suis jamais déçu lorsque je me suis fidèle. Les rencontres significatives que j’ai eues, c’est avec des gens avec qui j’ai été transparent.